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  • Dans VinoVox, le top des Bordeaux, chaque semaine

    Le 1er Webvin Recommandé par des Influenceurs

    Château La Bonnelle


    Beau Saint-Émilion GC 2005, intense et charmeur, riche en couleur, corsé, charpenté, qui sent bon les fruits cuits et les sous-bois, de bouche puissante mais très élégante, prometteur, bien sûr. Le 2003 est de robe soutenue, au nez très expressif de fruits macérés, de bouche charnue, très équilibrée entre puissance et souplesse, très prometteur. Excellent 2002, aux notes de fruits rouges frais, de bouche ample et suave, non encore ...
     
     

    Château Peyfaures


    Cette propriétaire sympathique dirige le vignoble de 17 ha qui s’étend sur les premiers coteaux de l’Entre-Deux-Mers (terroir d’argile ferrugineuse). Remarquable Bordeaux Supérieur cuvée Dame de Cœur 2005, plusieurs fois médaillée d’Or, dense, au nez complexe où dominent la fraise des bois mûre et l’humus, très bien élevé, de robe profonde, de bouche classique, un vin corsé et gras, aux tanins bien présents et fondus à ...
     
     

    Château des Mailles


    Valeur sûre avec ce Sainte-Croix-du-Mont 2005, de belle robe dorée, avec des arômes de fleurs blanches et de miel, une bouche onctueuse à la finale vive et dense, typé et riche, très parfumé, très persistant, qui associe finesse et richesse aromatique. Le 2003 est tout en subtilité d’arômes (fruits cuits, aubépine), d’une douce onctuosité, un vin à découvrir à l’apéritif ou sur un dessert, très abordable. Le 2002 est un ...
     
     

    Château Certan de May


    Odette Barreau et ses enfants peuvent être fiers de ce cru hors du commun, l’un des plus grands vins du Bordeaux (et donc du monde), qui possède un atout très rare par rapport à d’autres crus : son exceptionnel rapport qualité-prix-typicité. Humilité et convivialité sont également de mise ici, et tout cela représente ce qu’il y a de meilleur dans le vin. “Le 2007 est un millésime qui m’a stressé, nous avoue Jean-Luc ...
     
     

    Château Carbonnieux




    Au sommet. Antony Perrin peut être fier de ce qu’il a su développer dans l’appellation, créant une entité familiale très importante et des crus qui bénéficient de prix très sages. Assisté de ses deux fils, Éric et Philibert, il continue de mener une politique qualitative de haut vol. Dégusté sur place, ce savoureux Pessac-Léognan blanc 2006, fidèle à lui-même avec ce bouquet unique d’agrumes frais, d’un bel ...

     
     

    Château Luchey-Halde


    Passe en 1er Grand Vin dans le Classement. Un domaine de 29 ha, dont 22 plantés en vignes, racheté par l’Enita de Bordeaux en 1999. Dégusté sur place en compagnie du sympathique et dynamique Directeur, Jean Magne, ce Pessac-Léognan rouge 2005, de belle robe intense, qui mêle concentration aromatique et souplesse en bouche, avec ces arômes caractéristiques d’épices (cannelle, muscade) et de griotte, aux tanins bien équilibrés, ...
     
     

    Château La Rivière


    Au sommet de son appellation. “La clef du succès de ce millésime 2007, précise-t-on, est à rechercher dans le travail fourni au vignoble. En effet, le temps humide a amené avec lui un cortège de maladies contre lesquelles il a fallu lutter de façon incessante pour préserver la récolte et l’intégrité des raisins. Le temps frais n’est pas un facteur favorable à la maturation des raisins ; il a donc fallu mettre en œuvre un ...
     
     

    Montagne Saint-Émilion : Le Top de L'année



    Dans ce paysage superbe de coteaux, sur des terroirs bien spécifiques, l’appellation Montagne-Saint-Émilion développe sa personnalité et la typicité de ses crus, élevés par des producteurs passionnés, qui offrent des vins racés, veloutés, très aromatiques, bénéficiant d’un rapport qualité-prix-typicité exemplaire.

    L’appellation témoigne d’une viticulture totalement orientée vers la qualité. Le ...

     
     

    Château Haut-Calens


    A la tête des Deuxièmes Grands Vin Classés. Leur Graves Château Haut-Calens rouge cuvée Prestige 2004 est l’un des meilleurs dégustés dans ce millésime; au bouquet subtil et intense à la fois, aux notes de sous-bois et de cassis mûr, un vin de bouche ample et fondue, de très bonne garde. Le 2003 est de couleur grenat, savoureux en bouche, concentré, gras et persistant, riche en arômes (cerise noire, cuir, sous-bois) comme en ...
     
     

    Château Preuillac


    Jean-Christophe Mau, cinquième génération d’une famille de négociants en vins de Bordeaux, avait une voie toute tracée. Après un diplôme à la faculté d’œnologie de Bordeaux, il choisit d’intégrer la maison de négoce familiale, s’investit et prouve son professionnalisme à Preuillac. C’est grâce à son exigence, sa ténacité et son ambition d’excellence qu’il a relevé ce défi. Son expertise en viticulture et son ...
     
     

    Les sols des vignobles mondiaux


    Alluviaux (dépôts) : déposés par un torrent, composés pour la plupart de limon, de sable et de graviers, très fertiles. Pour référence, la fameuse plaine alluviale de la vallée du Pô, en Italie. Se rencontrent également en Hongrie, au Liban, en Savoie, en Bulgarie, en Afrique du Nord, en Californie, et dans La Rioja.

    Ardoise : roche dure, qui provient de la compression d’argile, de limon et de sable, qui retient bien la chaleur. On peut la trouver dans la région de l’Ahr, en Allemagne, où elle s’allie à des terres volcaniques.

    Argile : une roche ...

     
     

    Château Doyac


    Vignoble de 25 ha, sur un terroir de sables et d’argile sur un socle calcaire, avec une moyenne d’âge des vignes 20 ans (70% Merlot et 30% Cabernet-Sauvignon). Ce Haut-Médoc 2005, très bien élevé en barriques durant 12 mois (dont 25% de bois neuf), de couleur pourpre soutenu, d’une belle complexité d’arômes (cannelle, fraise des bois, épices...), un vin intense, riche au nez comme en bouche, aux tanins bien fermes, qui devrait ...
     
     

    L'incontournable Château Filhot


    La propriété, grande et belle, est envoûtante, presque intemporelle. Filhot (62 ha de vignes, sol de graves, d’argile et de sables sur un plateau calcaire) est un cru où l’élégance prédomine toujours sur la “liqueur”.
    On s’en rend bien compte quand on savoure (c’est le mot) ce formidable 2001, d’une belle couleur dorée, onctueux, tout en élégance, avec des arômes complexes de pain grillé, de muscade et de fruits ...

     
     

    Le २००७ au Château de Lamarque


    "Notre 2007 est assemblé et actuellement en cours d’élevage en barriques, nous dit Pierre-Gilles Gromand d’Evry. Je suis satisfait du résultat. Malgré les conditions climatiques difficiles, l’achèvement de la maturité s’est bien effectuée grâce à l’apparition radieuse et chaleureuse d’un soleil persistant à partir du 25 août. Cet été indien a perduré jusqu’en octobre d’ailleurs, ce qui nous a permis de vendanger ...

  • Château Certan de May


    Odette Barreau et ses enfants peuvent être fiers de ce cru hors du commun, l’un des plus grands vins du Bordeaux (et donc du monde), qui possède un atout très rare par rapport à d’autres crus : son exceptionnel rapport qualité-prix-typicité. Humilité et convivialité sont également de mise ici, et tout cela représente ce qu’il y a de meilleur dans le vin. “Le 2007 est un millésime qui m’a stressé, nous avoue Jean-Luc Barreau, j’ai été très surpris par les raisins qui ont mis longtemps à mûrir, et puis, finalement, grâce au soleil de septembre, la nature a repris ses droits et nous avons récolté de très jolis raisins. Nous avons terminé les vendanges fin septembre, et je suis content de mes rendements de 40 hl/ha (34 hl/ha en 2006). C’était très sain, il y a eu un gros travail aux vignes, toute la saison : dédoubler les “yeux”, vendanges vertes, deux éclaircissages... mais le résultat dépasse nos espérances. En cuves, le vin a mis un certain temps à se révéler (toujours une école de patience) mais, par contre, dès le milieu de la fermentation, on a vu une couleur très foncée apparaître. On n’a peut-être pas la texture et la densité du 2005 mais, même après plusieurs mois de barriques, il ne se laisse pas envahir par le boisé, il est toujours sur le fruit, ce qui est très prometteur. On retrouve des notes de fruits noirs (cassis, mûre). En bouche, on a une très bonne densité, c’est plein, gras, avec de la souplesse, un vin très charmeur avec du volume et une finale assez longue.” Pour patienter, il y a ce grand Pomerol 2005, un grand vin aux reflets pourpres, qui développe des arômes de fruits mûrs et de réglisse, de bouche puissante, très ample, charpentée et voluptueuse, de grande évolution. Superbe 2004, associant concentration aromatique et souplesse, corsé et typé. Le 2003 est un grand vin, racé, d’une belle couleur pourpre, charnu et parfumé, au nez persistant de petits fruits rouges mûrs, de cuir et de sous-bois, avec beaucoup de matière, de garde. Le 2002 est remarquable, complexe, de couleur pourpre soutenu, très typé, très corsé, aux tanins puissants et équilibrés, au nez intense, de bouche harmonieuse et persistante, de garde. Splendide 2001, avec des notes de fruits noirs et de cuir, très riche, aux tanins très équilibrés, d’une grande élégance en bouche, où la charpente vient s’allier à la finesse, de grande évolution. On est au sommet.

    Château CERTAN de MAY de CERTAN
    (POMEROL)
    Odette, Jean-Luc, Patrick et Isabelle Barreau
    33500 Pomerol
    Téléphone :05 57 51 41 53
    Télécopie : 05 57 51 88 51
    Email : chateaucertandemay@vinsdusiecle.com
    Site : www.vinsdusiecle.com/chateaucertandemay

    Voir le Classement 2008

  • Classements 2008

    Pas mal de changements dans mes Classements cette année, que l'on retrouve dans MILLÉSIMES 2008. Certains montent, d'autres descendent... c'est la loi des dégustations et du rapport qualité-prix-typicité. Il y a en France des vins qui atteignent des prix injustifiés et que je ne cautionne plus. Je ne pense pas aux quelques crus mythiques à des prix inaccessibles pour lesquels on entre dans le monde du luxe. Je parle de certaines cuvées du Languedoc, du Sud-Ouest, du Rhône, d’un bon nombre de crus de Bordeaux (Saint-Émilion...) ou de Bourgogne... Le comble, c’est que la majorité de ces vins trop chers sont ceux qui sont aussi le plus dépersonnalisés, “travaillés”, concentrés à la limite de l’écœurement. Il s'agit donc de savoir frapper à la bonne porte. Idem en Alsace, où certains vins ont trop de sucrosité, manquant d'acidité (et le "réchauffement" climatique n'y est pour rien).

    Il s'agit également ne ne pas tomber dans la facilité en ne parlant que des vins les plus réputés (à juste titre ou non). Tous les vins typés méritent d'être "classés", dans toutes les appellations, du plus grand au plus modeste. À Bordeaux, par exemple, il existe une vraie hiérarchie (et depuis longtemps) dans les vins de Côtes, les satellites de Saint-Émilion ou les Bordeaux Supérieur. Idem dans la Loire, en Beaujolais ou en Provence (dans les 3 couleurs, les meilleurs ne sont pas non plus forcément les mêmes), etc. Il faut encourager ces vignerons talentueux autant que ceux des vins les plus renommés quand ils ont su se maintenir au plus haut niveau (ce qui n'est pas si simple).

    Lorsque, en 1985, j’ai été le premier à remettre en cause le « fameux » Classement des vins du Médoc, qui datait de 1855, cela avait créé quelques sautes d’humeur et de nombreux soutiens.

    Il m’a semblé ensuite logique de développer des classements pour toutes les régions de France, pour la grande majorité des appellations. En revanche, et c’est contraire à la mode, je me suis toujours refusé à « noter » un vin. La raison en est simple : c’est pour moi une négation de ce « Sang de la Terre et du Ciel » que de l’affubler d’une note. Ce serait oublier la main de l’homme et la dimension humaine et subjective du vin. Faire cela, c’est comme si on notait un acteur de cinéma ou des peintres contemporains de 1 à 20. C’est une facilité pour attirer le chaland, qu’il me serait simple d’appliquer si je ne respectais pas autant les vignerons, que j’aime rencontrer car ils ont aussi leur importance (convivialité, passion…).

    Mes Classements ne sont pas figés et ont une hiérarchie interne

    Les 1ers grands vins classés
    Le sommet, même il s’agit de « comparer » non plus uniquement l’image de marque mais une réelle et très grande régularité qualitative. Aux côtés de crus incontournables, quelques autres atteignent des sommets, notamment pour récompenser un savoir-faire et un rapport qualité-prix indéniable. Il est impératif de suivre la hiérarchie interne de chaque classement, les premiers des Premiers Grands Vins classés étant supérieurs aux autres Premiers. On l’aura compris, ce sont de grands “coups de cœur”.

    Les 2es grands vins classés
    À Bordeaux (Médoc, Graves et Saint-Émilion, précisément), en Bourgogne et surtout en Champagne notamment, c’est la catégorie qui réserve le plus de surprises, et les coups de cœur y sont également nombreux. À elle seule, cette catégorie est une véritable hiérarchie, et de nombreux producteurs y évoluent selon les derniers millésimes ou cuvées dégustées. Aux côtés de certains « grands » crus (ou marques) historiques qui parviennent à se maintenir au plus haut niveau, plusieurs vins moins connus y figurent, grâce à leur régularité qualitative et un exceptionnel rapport qualité-prix-plaisir. Certains vins de cette catégorie peuvent d’ailleurs prétendre atteindre des sommets (ils ont alors un *), et d’autres méritent largement leur place grâce à un rapport qualité-prix-typicité exceptionnel, même s’il faut savoir aussi respecter la hiérarchie interne de cette catégorie, qui bouge régulièrement. En tout cas, de grandes valeurs sûres, et l’on peut noter que certains domaines, dont la notoriété n’existait pas il y a quelques décennies, parviennent, chacun dans sa catégorie, à s’imposer et à devenir incontournables. C'est flagrant notamment en Champagne comme dans le Libournais.

    Les 3es grands vins classés
    C’est une position « d’attente » où l’on trouve des vignerons qui élèvent des crus qui n’ont pas été suffisamment dégustés et qui peuvent détrôner des vins plus connus dans les dégustations à l’aveugle. Ces producteurs peuvent donc monter en grade, bénéficiant d’un *.

    D’une manière générale, le fait même d’être dans ces Classements implique une haute tenue qualitative. Les vins ne sont intrinsèquement pas comparables, le Classement ne fait donc que les situer les uns par rapport aux autres, selon l’évolution des millésimes. Les « premiers » des Deuxièmes Grands Vins classés, par exemple, sont très proches de la catégorie Premiers Grands Vins classés. Il faut donc bien sûr tenir compte du prix pour comprendre qu’un très grand cru, sur le plan du terroir, mais très cher, peut être dans une catégorie semblable qu’un autre cru, peut-être moins connu, plus modeste, mais dont le rapport qualité-prix est excellent. Cela ne remet bien entendu pas en cause le très haut niveau qualitatif du vin le plus réputé (et donc le plus cher). Dans tous les cas de figures, certains vins classés peuvent mériter mieux dans des millésimes précis (ils sont indiqués alors par un *).

    L’évaluation d’un cru se fait sur de nombreux millésimes
    Un « grand » vin, ou plutôt un vin digne de ce nom, se mesure uniquement sur son potentiel d’évolution, sa régularité qualitative, même dans des millésimes délicats comme 97 ou 92, ou difficiles à maîtriser comme 2006, 2003, 2002, ou 94. Ces critères sont la base même de ces Classements, remaniés chaque année, qui tiennent compte de l’évolution des millésimes précédents et peuvent être remis en cause par la qualité des prochaines cuvées et des prix.

    La plupart des producteurs retenus ont été suivis depuis 30 ans, ce qui permet de se faire une véritable idée de la régularité qualitative. C’est la seule chose qui compte pour pouvoir juger tel ou tel cru, et ne pas se laisser prendre par une cuvée spécialement « arrangée ». Quelques châteaux repris récemment sont classés en tenant seulement compte des deux ou trois derniers millésimes, et leur évolution viendra conforter ou non leur place actuelle. Ils sont indiqués entre parenthèses pour l’instant, tout comme les propriétés qui viennent d’être reprises. Les Classements ne sont donc pas statiques : ils se veulent le reflet d’une situation globale dans une appellation, qui tient compte de paramètres fondamentaux : typicité des crus, caractéristiques propres, qualité des vinifications et de l’élevage, homogénéité et régularité qualitative des cuvées, évolution des millésimes, politique qualitative des propriétaires, rapport qualité-prix…

    Chaque Classement est propre à une région
    Intrinsèquement, les vins ne sont pas les mêmes. Chaque cru retenu possède son propre caractère et demande à être apprécié en tant que tel, sans faire de véritable comparaison avec tel ou tel autre. Aucun Classement n’est donc à comparer avec un autre, et il ne doit pas y avoir de rapprochement entre une région ou une autre. On se doute bien qu’un Premier Grand Vin Classé de Chinon n’est pas au même niveau qualitatif qu’un Premier Grand Vin Classé du Médoc. C’est au sein d’une même région ou appellation qu’il faut comparer les vins. Un Deuxième Grand Vin Classé du Languedoc ne joue évidemment pas non plus dans la même catégorie qu’un Deuxième Grand Vin Classé de Bourgogne. On peut décliner les exemples et on aura compris qu’un Beaujolais Classé n’est pas à rapprocher d’un Pomerol au même niveau dans son Classement propre, idem pour un Sancerre et un Pessac-Léognan, un Bandol et un Vosne-Romanée, un Minervois d’un Pauillac, etc. Ainsi, dans les Classements de Bordeaux et de Champagne, j’ai également classé les vins en deux catégories, « puissance » et « élégance », pour mieux prendre en compte justement le caractère propre de chaque vin et éviter des comparaisons hasardeuses.

    Voir aussi

    Millesimes

  • Petrus

    Mon ami (de 30 ans) Jean-François Moueix est le propriétaire de ce cru mythique. Cultivant l’humour et la discrétion comme d’autres le snobisme et l’esbroufe, il poursuit une politique exemplaire, qualitative certes, mais aussi commerciale, puisque c’est lui, et lui seul, qui vend Petrus (le cas est unique ici), notamment au travers de sa prestigieuse maison Duclot, ou de ses nombreuses autres entreprises (boutiques l’Intendant et Badie à Bordeaux, Châteaux Cash & Carry en région parisienne…) et un bon nombre de grands vins bordelais peuvent rendre aussi hommage à son impartialité et à sa fidélité envers eux, année après année.

    On ne peut contester que Petrus fait partie de la petite poignée des plus grands vins rouges du monde, et des 3 ou 4 plus grands crus bordelais, à un prix lui aussi hors normes, certes. C’est l’archétype des grands crus où le terroir crée cette osmose exceptionnelle avec le cépage et les hommes et on comprend qu’il ne puisse qu’aiguiser la jalousie d’un bon nombre de producteurs médiatiques, libournais, médocains ou étrangers, qui ne peuvent, eux, faute de terroir et d’humilité, que se contenter de faire mariner à outrance leur vin dans des barriques en croyant qu’ils font une cuvée digne de ce nom… La surconcentration n’est pas un gage de grand vin et l’élevage abusif en fûts neufs non plus (Petrus n’en utilise que 50 % en moyenne).

    Ce Pomerol 2004 est splendide, dans la grande tradition bordelaise, et l’on ne peut que regretter que ce millésime se situe entre les 2005 et 2003, la mode risquant de le laisser à l’écart (confer la grande dégustation, à Libourne). À ses côtés, ce 2003, un vin dense, tout en harmonie, riche au nez, avec ces notes de mûre et d’humus, et des nuances de cuir et de pruneau en bouche, aux tanins fermes mais toujours très savoureux, de grande garde. Le 2002 , intense et chaleureux, très charpenté mais très élégant, est de robe intense, aux nuances de vanille et de cassis, un vin racé et corsé, concentré au nez comme en bouche, très équilibré. 2001 : truffe, fruits macérés, humus… sont les premières sensations de ce très grand vin, le “velours” à l’état pur, où cette structure impressionnante sait se fondre dans une distinction incroyable, qui lui confère un potentiel d’épanouissement réellement exceptionnel, de très grande garde. 2000 : une structure de cathédrale. Puissance et distinction, chaleur et ampleur, une très grande complexité d’arômes (cuir, griotte confite…), un vin d’une grande harmonie, d’une très belle matière en bouche, majestueux, de très grande garde. 99 : la saveur même. Complexe et gras, aux tanins présents, riche et parfumé en bouche, un beau vin charnu, charmeur, qui fleure les épices et les fruits frais, alliant puissance et finesse, dont le velouté est très caractéristique des vins de Pomerol. 98 : exceptionnel. D’un très grand classicisme, de couleur intense avec des senteurs de truffe, de champignon, un côté animal, de cuir, vraiment superbe, encore jeune, complexe, de lente évolution. 97 : remarquable. De robe pourpre foncé, aux arômes prononcés de musc, de truffe, de fraise des bois, aux tanins soyeux, de bouche généreuse, un vin très savoureux, d’excel­lente évolution.

    Millesimes

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